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 Défaitiste ou réaliste ?

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Libre Penseur

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MessageSujet: Défaitiste ou réaliste ?    Sam 9 Aoû - 14:11

C'est un sujet vaste qui a du etre débattu maintes et maintes fois mais j'aimerai en parler et avoir vos avis. Je vais essayer d’être clair.

Je suis athée, je ne cherche pas un sens a la vie, pas plus que je crois en l’après vie. J'essaye de profiter de tous les instants présents, j'essaye de ne pas penser aux conséquences et ce qu'il va suivre, mais c'est impossible ou presque ! Je ne perçois pas la vie comme une souffrance perpétuelle mais presque. Les scientifiques pensent que nous ne savons pas marcher, ce sont des chutes contrôlés que nous effectuons. On est heureux a certains moments et triste a d'autres. Pourquoi s'attacher a quelqu'un alors qu'on sait que ca finira forcément par etre séparé d'une facon ou d'une autre. En fait la conséquence des relations, n'est elle pas que souffrance (et souvent regrets ou remords). Bien sur on croit tous que les relations (quelle qu'elles soient) vont durer car on le veut mais on sait que c'est impossible. On capture l'instant, on le vit, on en profite mais pourtant la souffrance qu'engendrera la rupture, dépasse les moments de bonheur qu'elle a procurée.

C'est humain de s'attacher, car on a besoin d'affections, de reconnaissance, de se sentir vivant, utile...Mais a quoi bon au final ? Un type comme moi qui a un cœur trop tendre, a tendance a beaucoup donner, s'emballer rapidement et etre déçu en permanence. Mon cerveau a les bonnes pensées (pour moi) mais je ne peux les appliquer car je suis humain. A quoi mesure-t-on la vie alors ? A quoi tient-elle ? Est que al souffrance enduré est elle surmontable ? Et surtout est qu'en jouant le jeu de la vie, les possibilités de peine et de joie seront plus importants que la souffrance ?

Pour simplifier, je mets le poids de ma souffrance d'un coté et d'un autre je mets les avantages et les inconvénients que m'offre la vie. C'est un peu ca dans le fond notre combat, maintenant si je suis persuadé que la souffrance sera plus importante que la joie que m'apportera la vie, pourquoi continuer ? La vie offre des possibilités mais au fond, quand on sera mort on emportera rien avec nous. Jouir du moment présent et le vivre pleinement, c'est un peu ce qu'on se répète. Mais après ? Ce moment n'est qu’éphémère, se le remémorer encore et encore ne le fera pas revivre. J'essaye de vivre la vie comme si c'était un "présent en continu" mais la réalité nous rattrape a chaque fois. On peine pour avoir des choses qu'on désire, construire quelque chose mais a quel prix ?

En somme, pourquoi vivre et chercher a construire quelque chose sachant que toute construction / attachement entraîne une destruction / détachement ? Quelle garantie a-t-on que la vie est faite de plus de moment de bonheur et de joie que de souffrance et de passes difficiles ?

Ca me plaira de débattre avec vous et approfondir tout ca.
Merci.
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Gepec



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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mer 13 Aoû - 16:10

Bonjour Libre Penseur,

Si tu jouis du moment présent finalement la question de l'après n'est plus vraiment d'actualité car si tu cogite sur l'après tu n'es déjà plus attentif au présent.
De même tu parles de te remémorer des moments, mais si tu vis le moment présent, tu ne peux pas te remémorer le passé de manière nostalgique.

Je pense que vivre le moment présent ce n'est pas nécessairement jouir des plaisirs de la vie, c'est aussi identifier et vivre pleinement les émotions et sentiments négatifs et neutres. Et aussi contempler, juste être là, sans chercher à profiter avec gourmandise.

Personnellement je suis convaincu qu'on peut aimer la vie et les êtres sans pour autant s'attacher de manière néfaste.

Je ne sais pas si je suis autorisé à le faire ici mais je le fais quand même : regarde peut être du côté du bouddhisme, pour ce qui est question de la souffrance et de l'attention au moment présent ils s'y connaissent et cela pourrait t'éclairer Very Happy 
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Libre Penseur

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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Lun 18 Aoû - 14:14

Citation :
Si tu jouis du moment présent finalement la question de l'après n'est plus vraiment d'actualité car si tu cogite sur l'après tu n'es déjà plus attentif au présent

Le présent n'est qu’éphémère, malgré ce que je dis, on a une partie du cerveau qui va forcément se projeter en avant car je ne peux jouir d'un plaisir éternellement rien que par le faite du temps. Tout est en mouvement, si j'écoute une musique, elle a forcément un début et une fin. Je peux la repasser pendant des heures jusqu’à m'en lasser mais c'est un plaisir renouveler, qu'on cherche a s'attribuer encore et encore. De meme que si je suis avec des amis a un barbecue, viendra un moment ou les gens vont rentrer, faudra tout ranger et rentrer. A ce moment la, j'essaye d'en tirer un maximum de profit mais vers la fin, vient forcément la question "Et après ?"

Citation :
De même tu parles de te remémorer des moments, mais si tu vis le moment présent, tu ne peux pas te remémorer le passé de manière nostalgique.

Je suis d'accord mais je ne vis pas toujours le moment présent. Quand je me retrouve seul dans ma chambre dans mon lit, il m'arrive souvent de remémorer des sentiments négatifs ou positives. L'esprit est constamment en réflexion, quand il est occupé il n'a plus le temps car concentrer sur autre chose. Se repasser des bons moments en tête ne nous les refera pas revivre mais c'est toujours bon. Même si des fois, les regrets sont si profonds qu'on vient presque a les détester.

Citation :
c'est aussi identifier et vivre pleinement les émotions et sentiments négatifs et neutres.
Comment tu t'y prends ?

Citation :
Personnellement je suis convaincu qu'on peut aimer la vie et les êtres sans pour autant s'attacher de manière néfaste.

Tu penses donc que certains attachements n'entrainent pas d'effets néfastes ? S'attacher a un etre que tu aimes énormément, le jour ou il t'abandonne, ne ressentiras pas tu de la tristesse ?

Citation :
Je ne sais pas si je suis autorisé à le faire ici mais je le fais quand même : regarde peut être du côté du bouddhisme, pour ce qui est question de la souffrance et de l'attention au moment présent ils s'y connaissent et cela pourrait t'éclairer.

J'y ai pensé.
Merci de ton intervention Smile
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Gepec



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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mar 19 Aoû - 18:07

Je crois que la réponse, que je n'atteindrai sans doute jamais vraiment, c'est qu'il faut apprendre à dompter son esprit.
La méditation de pleine conscience est un bon exercice pour cela. ça aide.

Quand je dis que j'essaye de vivre pleinement même les choses négatives c'est tout simplement que quand on les analyses, même des choses qui semblent de prime abord cause de grande souffrance ne sont pas si terrible quand on apprend à les affronter.
Par exemple quand je me fais mal (je pratique les sports de combat donc ça arrive régulièrement), je me concentre sur ma douleur et je me rend compte qu'en fait c'est souvent la peur de la douleur qui est terrible. La douleur elle même est souvent supportable, même en cas de fracture, je peux en témoigner.
Et forcément quand on connais les choses négatives on n'en a beaucoup moins peur.
Idem quand j'ai froid, je m'imprègne de la sensation et en fait je me rends compte que la plupart du temps c'est supportable. Et là ça va tout de suite mieux  Very Happy 
La je parle de sensation pour simplifier mais même les émotions ou pensées si on les analyse fonctionnent de la même façon.

En fait je pense que tout est supportable, ce qui nous fait souffrir, ce sont plus des idées et des projections mentales que les événements eux-même.

Concernant les personnes que j'aime, je me rappelle très souvent que la relation peut s'arrêter dans la minute qui suit. Rien que le fait d'y être préparé atténue grandement la douleur lorsque ça arrive. J'ai intégré le fait que les autres personnes ne m'appartiennent pas et que je ne dois rien attendre d'elles.
Il est évident que je serai triste si ma femme s'en va ou si un de mes proches décède, mais j'y suis déjà préparé donc si ça arrive le monde ne s'arrêtera pas de tourner pour moi.
La contrepartie à tout ça, c'est que je peux sembler froid, insensible et misanthrope. Wink 

Je ne suis pas un grand théoricien des philosophies orientales ni un grand écrivain, désolé par avance si mon post semble simpliste.

Bon courage Libre Penseur
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Boréale

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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mar 19 Aoû - 18:37

J'ai écrit en même temps que Gepec, alors j'espère ne pas trop répéter, car mon idée semble se rapprocher de la sienne.  
Aussi, en me relisant, je trouve que j'ai adopté un ton qui peut être perçu comme "dire comment faire", mais mon intention est loin de là.  Quoiqu'il en soit, je post quand même...  

Bonjour Libre-Penseur !  
Je me reconnais tellement dans ton texte !!!  Ne serais-tu pas un tentinet cartésien ?!  Very Happy 
Même la qualité de la Vie se mesure avec un plaisir-O-mètre !  J'ai passé la majeure partie de ma vie à me poser exactement les mêmes question et à me buter aux mêmes constats ... et je le fais encore bien souvent !

Pour moi, les enseignements de Lao-Tseu m'ont graduellement permis de comprendre que la vie pourrait être comparée à un jeu vidéo (si tu les apprécies, ce sera plus facile de voir le lien que j'essaie d'illustrer !  Wink 

Au début, on met le jeu dans la console et on essaie de comprendre le but du jeu en manipulant les manettes (présumons que le livret d'instruction est en japonais...).  On est très maladroits au début et on "meurt" souvent.  Je compare ce premier apprentissage comme le jeune enfant qui apprend à marcher et à interagir avec son environnement (ok, l'enfant ne meure pas, mais il se blesse quelques fois avant de savoir rouler à vélo).

Dans le jeu vidéo comme dans la vie, il vient un temps où on comprend comment ajuster ses mouvements de façon adéquate et on réussit de bons coup: on réussit à termine les premiers niveaux du jeu.  C'est amusant de compléter les premiers niveaux d'un jeu vidéo, tout comme il est valorisant d'avoir du succès dans son emploi, des relations saines, des réussites sportives ...

Mais au bout d'un moment, les premiers niveaux d'un jeu vidéo qui nous plaisait au départ deviennent répétitif, souvent parce que c'est devenu trop facile, ou parce que l'habitude s'est installée.  On a hâte de compléter le niveau en cours pour passer au prochain niveau et on n'a pas envie de refaire les premiers niveaux qui sont déjà maitrisés.  On a envie d'évoluer !  

C'est dans la nature de l'humain d'évoluer.  Plus précisément, élever son niveau de conscience.  Comment on y arrive ?  En utilisant la souffrance comme des indicateurs de ce qu'il nous reste à peaufiner dans notre paysage intérieur pour éviter d'être atteint aussi vivement par telle ou telle forme de stimulus.   Ce faisant, même en cheminant tranquillement, on devient en paix avec la souffrance qui se manifeste en nous parce que c'est justement cette souffrance qui est le meilleur moteur pour nous pousser à respecter notre nature profonde.  

Aucun cœur n'est trop sensible.  La sensibilité est un beaux cadeau que la vie t'a offert.  Elle te permet de mieux apprécier les bonheurs qui passent.  Il s'agirait simplement, pour être juste un peu plus heureux, d'avoir une meilleure perception de nos souffrances en cessant de croire qu'on devrait pouvoir s'en préserver, car c'est justement cette pensée qui nous fait souffrir le plus !

En résumé: quand tu observes que quelque chose en particulier a tendance à te faire souffrir, remercie cette souffrance de t'indiquer quel aspect de ta conscience mérite de l'attention de ta part !  (un bon exemple que celui de Gepec avec sa blessure sportive). Une fois que tu auras trouvé, tu auras évolué, ton âme sera nourrie et tu vivras encore un peu plus de bonheur !  flower
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Libre Penseur

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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mer 20 Aoû - 13:38

Citation :
La méditation de pleine conscience est un bon exercice pour cela. ça aide.

Pourrais tu etre plus précis stp ? Je ne pratique aucune forme de méditation, j'avais essayé a un moment mais j'ai pas continué plus que ca. J'étais dans une mauvaise passe, un ami la pratiquait et me l'avait conseillé.

Citation :
Quand je dis que j'essaye de vivre pleinement même les choses négatives c'est tout simplement que quand on les analyses, même des choses qui semblent de prime abord cause de grande souffrance ne sont pas si terrible quand on apprend à les affronter.

Je suis d'accord sur le principe, le problème c'est qu'il n'y a pas de degrés a la souffrance. Face au meme problèmes, on sera tous différents et on ne réagira pas de la meme facon. Certains grâce a leur expérience, leur mental...Se relèveront plus vite que d'autres. Des fois on a la volonté mais pas la force, je suis d'un naturel qui réfléchit beaucoup, trop ! Et j'évite de me prendre la tête mais des fois je n'y arrive tout simplement pas, car mon mental est comme ca. C'est comme si j'avais les bonnes cartes mais ma main n'avait pas les force de les retourner. Je sais pas si je suis clair, ca dépend pas toujours de notre propre volonté, aussi forte qu'elle soit. En ce sens le "quand on veut, on peut" ne marche pas tout le temps.

Citation :
Par exemple quand je me fais mal (je pratique les sports de combat donc ça arrive régulièrement), je me concentre sur ma douleur et je me rend compte qu'en fait c'est souvent la peur de la douleur qui est terrible. La douleur elle même est souvent supportable, même en cas de fracture, je peux en témoigner.
Et forcément quand on connais les choses négatives on n'en a beaucoup moins peur.

Encore une fois je suis d'accord avec toi, quand on se casse le pied étant jeune, on se souvient juste que ca fait mal mais on ne se souvient pas de la douleur en elle meme. En réalité c'est peut etre pas la douleur qui me fait peur, mais le fait de savoir que je peux de nouveau souffrir, et c'est trop frais, j'ai encore en mémoire la souffrance enduré et je ne veux pas revivre ce genre de choses. J'ai pas un esprit hyper bien fortifié, ce qui ne tue pas rend plus fort...Mais un malade sur une chaise roulante vous dira que ce qu'il ne le tue pas, le fatigue chaque jour.

En réalité la question est, puisque la mort fait partie de la vie, on est conscient de notre souffrance, pourquoi cette meme conscience nous maintient elle en vie ? On sait tous pertinemment qu'on emportera rien et qu'on disparaitra un jour. Pourquoi continuer de donner vie a cette souffrance sachant que l'espoir de vivre de meilleurs moments sont plus infimes que les souffrances que notre voyage nous apportera ?
La but n'a pas de sens précis dans le fond, on se créer des passions, s'adonne a un art, s'accroche a des gens...Pour se donner une raison de vivre. Mais quand on a aucune raison de vivre et qu'on souffre de telles ou telles choses, ou est l’intérêt ?
Le croyant se justifiera car il pense que Dieu le met a l'épreuve et que tout suicide lui ôterait pas seulement la vie mais aussi la promesse du paradis ! Il croit au destin et au fait que la vie est déjà tracée, il suit sont chemin en espérant éviter l'enfer. Mais tout ceci n'est qu'illusion, il ne considère pas la vie terrestre mais pourtant y attache un grand intérêt a ses actes...
Celui qui ne croit en rien, sait qu'une fois qu'il partira, il fermera les yeux pour l'éternité car rien ne l'attend. Il est aussi par conséquent délivré de tout poids, il n'a pas une épée de Damoclès en permanence sur sa tête car il ne vise ni paradis, ni a éviter l'enfer. Par ce fait les croyants vivent avec un poids sur eux, que l'athée ne connaitra pas.
La question en reviendrait presque a demander "Pour quoi vit un athée" ? Mais comme je l'ai dis la vie n'a pas de but, celui qui souffre et qui pense que ca ne s'arrangera pas et n'a pas "la force" pour y faire face, doit-il continuer a vivre ? Sachant qu'on a aucune attache particulière, qu'on laissera rien derrière nous hormis quelques proches (surtout la famille) en mauvaise posture...Mais comme tu dis, tout ce surmonte, donc au final, ils finiront par faire le deuil, nous garder a travers des souvenirs et continuer leur vie. Si tu aimes vraiment quelqu'un qui souffre, ne le retient pas, c'est une délivrance pour lui...
Avant je ne voyais pas le suicide comme une issue mais le gâchis d'une vie. J'ai une autre approche de la vie et de la mort a présent et j'y vois plus clair.

Citation :
La je parle de sensation pour simplifier mais même les émotions ou pensées si on les analyse fonctionnent de la même façon.

Je pense que les sensations sont beaucoup plus contrôlables et beaucoup plus passagères, une émotion ne se contrôle pas. On ne peut pas réduire notre degrés d'amour, parfois on tombe amoureux sans s'en rendre compte et on a rien put faire pour le prévenir ou l’arrêter. Les sentiments nous rongent, j'ai tendance a énormément donner et etre fatalement toujours déçu mais je ne peux changer, ma nature est ainsi faite.
Les pensées je trouve que c'est la chose la plus mortelle, le cerveau est en constante réflexion, tout le temps il me parle. Je me parle. Il faut que je m'occupe et que je sois concentré ou endormi pour ne pas l'entendre, parfois je pense a des choses sans savoir pourquoi. J'ai envie de faire un pas en arrière et dire "STOP ! Pourquoi j'y pense ?". Mais c'est mécanique, et je n'ai aucun contrôle sur ca, je peux dire un tas de choses mais de la a les appliquer...La volonté ne suffit pas, hélas.

Citation :
En fait je pense que tout est supportable, ce qui nous fait souffrir, ce sont plus des idées et des projections mentales que les événements eux-même.

On dit que la peur engendre la haine, la haine engendre la peur, la peur engendre la haine, la haine engendre la peur...Mais comment ne pas se projeter, on la vécu une fois, on a de fortes chance de le revivre.

Citation :
Concernant les personnes que j'aime, je me rappelle très souvent que la relation peut s'arrêter dans la minute qui suit. Rien que le fait d'y être préparé atténue grandement la douleur lorsque ça arrive. J'ai intégré le fait que les autres personnes ne m'appartiennent pas et que je ne dois rien attendre d'elles.
Il est évident que je serai triste si ma femme s'en va ou si un de mes proches décède, mais j'y suis déjà préparé donc si ça arrive le monde ne s'arrêtera pas de tourner pour moi.
La contrepartie à tout ça, c'est que je peux sembler froid, insensible et misanthrope. Wink

J'ai essayé de faire comme toi mais impossible. Je l'ai fais un moment mais en fait j'ai seulement réussi a le faire croire a moi meme, je pensais pouvoir y arriver mais c'est impossible. Les pensées ne peuvent contrarier le coeur. C'est plus fort que nous, on a besoin de s'accrocher, de s'attacher et de se sentir aimer, dans une relation, y'a forcément de l'attachement d'un coté ou d'un autre sinon ca ne tiendrait pas. J'essaye d'avoir que des relations "transparentes" en ne m'attachant nullement et profiter juste des moments présents. Mais en amour c'est impossible, car l'autre personne réclame forcément l'amour qu'elle donne. Et c'est dur de vivre avec quelqu'un qui parait froid et insensible. J'ai beau répéter que rien ne m'appartient et que je peux tout perdre, le jour ou j'ai perdu ce que je pensais "avoir", je me suis rendu compte que mes paroles n'étaient que du vent...Et que j'étais loin d’être vide.

Citation :
Je ne suis pas un grand théoricien des philosophies orientales ni un grand écrivain, désolé par avance si mon post semble simpliste.

Bon courage Libre Penseur

Merci, j'apprécie toutes les interventions. Je suis aussi simpliste. On est la pour échanger et discuter, j'accepte tous commentaires qui peuvent faire avancer le débat.
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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mer 20 Aoû - 13:39

@Boréale

Je te répondrais plus tard, merci.  Smile 
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Boréale

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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mer 20 Aoû - 15:55

Je lisais ta réponse à Gepec et c'est absolument incroyable de voir qu'un autre humain, à l'autre bout de cette planète, à un cerveau en ébullition autant que le mien, et commence a en avoir marre des pensées compulsives lui aussi !  Laughing 

Récemment, j'ai découvert que la pensée compulsive m'a beaucoup servi par le passé, mais elle est maintenant désuète et a commencé à me nuire. J'ai donc vécu un inconfort, puis de la souffrance, puis j'ai travaillé fort pour m'en libérer. C'est beaucoup plus gérable aujourd'hui, même s'il me reste du travail à faire pour améliorer la maitrise de mes pensées et émotions (en maitrisant les pensées, on maitrise les émotions par un lien de cause à effet !).

Effectivement, la méditation est un moyen génial pour maîtriser ses pensées et c'est un beau cadeau à se faire que de s'y mettre. J'ai écrit un texte sur les bienfaits de la méditation sur un blogue...je partage le jus de mon cerveau avec toi:

"La méditation, peu importe notre habileté à la pratiquer, est un outil terriblement puissant pour nous aider à enrichir notre vie.

La méditation permet de pratiquer la maîtrise de soi et de ses pensées compulsives dans un environnement calme, qui optimise les chances de réussite. Si vous avez déjà tenté une séance de méditation, vous avez sans doute remarqué à quel point il est facile de s'impatienter contre soi-même et contre nos pensées qui virevoltent dans tous les sens. Ce n'est donc pas étonnant qu'on ait autant de mal à garder notre calme envers les autres quand on est emporté par les tourments de la vie quotidienne. La méditation permet de se pratiquer à être indulgent envers soi, à lâcher prise quand l'esprit s'emballe, permet de développer sa patience et permet d'améliorer sa concentration. En fait, tous les aspects de la maîtrise soi peuvent être pratiqués plus facilement en méditation face à soi-même, pour être appliqués avec les autres dans la vie quotidienne.

Comme la maîtrise de ses pensées et de ses sentiments est un élément clé du développement spirituel et de la réalisation du Soi, une méditation régulière devient une forme d'entraînement de l'esprit fort agréable et fort payante.

Il m'est arrivé souvent de croire que je perdais du temps à méditer, assise à ne rien faire, alors que tant de tâches m'attendaient. Je suis maintenant convaincue des bienfaits de la méditation quand je constate combien de temps j'économise en faisant les choses plus efficacement et en recevant de l'aide inattendue de toutes parts! Bien sur, la méditation, comme n'importe quoi d'autre, mérite d'être pratiquée de façon sincère, dans un état de respect et d'appréciation envers cette essence qui nous permet d'exister. C'est pourquoi une position de méditation respirant le respect et l'harmonie est recommandée."


Tu peux maitriser tes pensées, Libre-Penseur, et l'humain qui maitrise ses pensées gagne beaucoup de pouvoir, car il est rapidement perçu comme un leader. Au début, c'est inconfortable, mais à mesure qu'on y parvient et que les pensées sont remplacées par d'utiles petites intuitions, une détente s'installe. La pensée devrait être ton serviteur. Tu n'as pas à en être l'esclave. Le pensée s'éduque au même titre qu'on éduque un enfant où un animal sauvage. Le meilleur truc que j'ai trouvé pour maitriser mes pensées compulsives, c'est en me concentrant à ressentir l'énergie qui m'entoure : percevoir l'imperceptible !!!
Hooooo que ça fait du bien !

Oui on est sur la Terre pour un temps et rien ne sera emporté. Qu'est-ce qui est important alors, sur quoi concentrer notre énergie ? La réponse est différente pour chacun et change dans le temps. Je me suis posée la question des millions de fois...et j'ai toujours tourné en rond:
- On n'est rien par rapport à la grandeur de l'Univers, mais on est ce qui est de plus précieux pour nos proches;
- On n'a pas d'influence en tant qu'individu, mais notre influence est immense en tant qu'Humanité;
- Un défi est rarement bien accueilli, mais surmonter un défi apporte la plus grande joie;
- L'Amour est savoir que je suis tout - La Sagesse est savoir que je ne suis rien;
- Les premiers seront les derniers;
- ...

Unifier les paradoxes: voici un défi hyper stimulant pour les cerveau bouillants ! Alors présentement, ma réponse à la question "Qu'est-ce qui est vraiment important?" c'est ÉVOLUER. Ça s'apprécie dans le présent et ça tient occupé. Je suis athée et spirituelle, heureuse et cependant, bien occupée à gérer les petits défis de la vie quotidienne: Il n'y a aucune difficulté dans ma vie, que des défis à relever !

Je te recommande de regarder des vidéos d'Isabelle Padovani sur YouTube. Elle a le don d'expliquer ces choses et de les relativiser.

De l'autre côté de l'océan, je te fais un beau câlin plein de tendresse, Libre-Penseur.  Smile 
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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mer 20 Aoû - 18:50

Citation :
J'ai écrit en même temps que Gepec, alors j'espère ne pas trop répéter, car mon idée semble se rapprocher de la sienne.
Aussi, en me relisant, je trouve que j'ai adopté un ton qui peut être perçu comme "dire comment faire", mais mon intention est loin de là. Quoiqu'il en soit, je post quand même...

Je prends tous les avis, quels qu'ils soient Smile

Citation :
Bonjour Libre-Penseur !
Je me reconnais tellement dans ton texte !!! Ne serais-tu pas un tentinet cartésien ?! Very Happy
Même la qualité de la Vie se mesure avec un plaisir-O-mètre ! J'ai passé la majeure partie de ma vie à me poser exactement les mêmes question et à me buter aux mêmes constats ... et je le fais encore bien souvent !

Rassurant de voir que je ne suis pas le seul. Smile

Citation :
Pour moi, les enseignements de Lao-Tseu m'ont graduellement permis de comprendre que la vie pourrait être comparée à un jeu vidéo (si tu les apprécies, ce sera plus facile de voir le lien que j'essaie d'illustrer !

Je les apprécier fut une époque, maintenant ils me lassent très très rapidement.  lol! 
Lao Tseu a une superbe philosophie mais très dur a appliquer...

Citation :
Au début, on met le jeu dans la console et on essaie de comprendre le but du jeu en manipulant les manettes (présumons que le livret d'instruction est en japonais...). On est très maladroits au début et on "meurt" souvent. Je compare ce premier apprentissage comme le jeune enfant qui apprend à marcher et à interagir avec son environnement (ok, l'enfant ne meure pas, mais il se blesse quelques fois avant de savoir rouler à vélo).

Dans le jeu vidéo comme dans la vie, il vient un temps où on comprend comment ajuster ses mouvements de façon adéquate et on réussit de bons coup: on réussit à termine les premiers niveaux du jeu. C'est amusant de compléter les premiers niveaux d'un jeu vidéo, tout comme il est valorisant d'avoir du succès dans son emploi, des relations saines, des réussites sportives ...

Prenons le cas du joueur acharné mais qui ne réussit malheureusement pas a compléter les niveaux. Il est toujours proche, il pense que cette fois il arrivera mais il rechute. Il utilise des bonus et arrive a passer certains niveaux, ce qui lui redonne confiance, mais certains niveaux lui sont impossibles a passer. Il les met donc de coté mais au fond de lui il rêve de les passer mais il s'en sent pas capable, car il a déjà échoué trop de fois. Il s'est dit qu'il va booster son personnage, prendre de l'expérience la ou il pourra et revenir plus fort. Mais il est proche de l'abandon et puis avec le temps, il a de plus en plus de mal avec les niveaux...Il reste donc bloquer a ce niveau, seul la curiosité au final de voir le bout de ce niveau le maintient en vie. Mais la frustration de ne pouvoir les passer le tue. Il veut user de codes action replay mais la vie ne le permet pas. Les lois le punissent de toute action illégale.

Citation :
Mais au bout d'un moment, les premiers niveaux d'un jeu vidéo qui nous plaisait au départ deviennent répétitif, souvent parce que c'est devenu trop facile, ou parce que l'habitude s'est installée. On a hâte de compléter le niveau en cours pour passer au prochain niveau et on n'a pas envie de refaire les premiers niveaux qui sont déjà maitrisés. On a envie d'évoluer !

C'est dans la nature de l'humain d'évoluer. Plus précisément, élever son niveau de conscience. Comment on y arrive ? En utilisant la souffrance comme des indicateurs de ce qu'il nous reste à peaufiner dans notre paysage intérieur pour éviter d'être atteint aussi vivement par telle ou telle forme de stimulus. Ce faisant, même en cheminant tranquillement, on devient en paix avec la souffrance qui se manifeste en nous parce que c'est justement cette souffrance qui est le meilleur moteur pour nous pousser à respecter notre nature profonde.

Je ne comprends pas trop ou tu veux en venir, qu'est que tu veux dire par en paix avec la souffrance ? Tu veux dire qu'on fini par l'accepter, la porter en nous et la surpasser. Que c'est elle qui nous forge, et quand on y arrive a plus y penser, ca devient une force. Mais dans certains cas, cette souffrance est assez puissante pour nous mettre un coup tellement fort qu'on retombe au niveau 1 ! Et on a plus envie de les remonter tous ces niveaux, pourquoi ?
-Par peur de retomber encore au meme endroit
-Par manque d'envie, par manque de volonté (on y voit plus l'utilité)

Citation :
Aucun cœur n'est trop sensible. La sensibilité est un beaux cadeau que la vie t'a offert. Elle te permet de mieux apprécier les bonheurs qui passent. Il s'agirait simplement, pour être juste un peu plus heureux, d'avoir une meilleure perception de nos souffrances en cessant de croire qu'on devrait pouvoir s'en préserver, car c'est justement cette pensée qui nous fait souffrir le plus !

J'ai une question, pourquoi les gens qui font du mal ne souffre pas ? Du moins que les bons. Peut etre qu'ils pleurent chez eux le soir quand ils sont seuls. Peut etre qu'ils ont soufferts toute leur vie pour atteindre ce niveau de vie. Je vais prendre des exemples simples que je côtoie. Un type qui a violé et braquer une prostitué, il a fait de la prison, avant ca il avait eu a faire a la justice maintes et maintes fois. Aujourd'hui, il a une femme, un enfant, un travail et un appartement. Il est pas très gentil, use souvent de violence mais obtient ce qu'il veut.

Un autre exemple, le type est un enfoiré de première avec les filles, car il estime avoir trop souffert pour elles dans le passé et s'est construit une carapace pour ne plus souffrir. Il est donc par défaut devenu hostile et froid, direct et méchant. Et devine quoi ? Ca marche ! Il peut avoir les filles qu'il veut, il peut manipuler n'importe qui avec la parole et a toujours ce qu'il veut. Ca n'a jamais était un tendre non plus, cause des soucis a sa mère, problèmes avec la justice...Un exemple de société qu'on voit ce qu'il possédè mais quand on sait ce qu'il est...Certes il n'a pas réellement d'amis car il s'est fait trahir et ne veut se lier avec personne, il est solitaire. Mais il ne souffre de rien car la vie lui donne ce qu'il veut et si ce n'est pas le cas, il le prend par force.

Ces gens la sont ils sans coeur ? Connaissent ils la souffrance ? Leur passé "douloureux" et violent leur permet il tout ca ? Est une forme de rétribution "Tiens mon fils, tu as morflé étant jeune, maintenant je te récompense !". En somme si je suis cette logique, plus je serai méchant, moins je souffrirai et j'obtiendrai ce que je veux quitte a créer une mauvaise image de moi. Alors au final a quoi ca sert d’être gentil ? Oui quand je fais une bonne action, je suis content et j’attends rien mais j'ai l'impression que ca n'arrange pas ma vie pour autant...Y'a bien de voie a suivre dans la vie car rien n'est défini, tout dépend pas de nos actes. Je ne sais pas si le hasard existe mais les plus méchantes m'ont l'air d’être les moins a plaindre  Mad 

Citation :
En résumé: quand tu observes que quelque chose en particulier a tendance à te faire souffrir, remercie cette souffrance de t'indiquer quel aspect de ta conscience mérite de l'attention de ta part ! (un bon exemple que celui de Gepec avec sa blessure sportive). Une fois que tu auras trouvé, tu auras évolué, ton âme sera nourrie et tu vivras encore un peu plus de bonheur ! flower

Je suis pas partisan du fait que la souffrance soit utile, le but serait de l'éviter totalement.
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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mer 20 Aoû - 22:17

Libre Penseur a écrit:
Je suis pas partisan du fait que la souffrance soit utile, le but serait de l'éviter totalement.

Je sais.  Ce souhait était aussi fermement ancré en moi, mais c'est irréaliste.  Pire encore: c'est justement cette pensée qui nous fait souffrir le plus et c'est en souffrant beaucoup que je l'ai compris.  Comme pour bien des gens, tout mon univers s'est écroulé en très peu de temps.  Avec du recul, la souffrance que j'ai alors vécue m'a poussée à découvrir des moyens pour y remédier.  C'est pourquoi j'accueille la souffrance aujourd'hui ... c'est elle qui me permet de comprendre les grands secrets de la Vie !  Wink 

Personne ne se sent bien quand la souffrance apparait.  Même les grands maîtres Zen!  La différence entre eux et nous, c'est leur perception de cette souffrance.  Ils ont bien intégré le fait que la souffrance est nécessaire pour évoluer et ils l'accueillent comme faisant partie de la parfaite Unité.  Puis ils se mettent en mode solution.  Ça s'apprend, comme n'importe quoi.  Meilleur tu deviens, plus ça prend un événement fort et percutant pour activer ta souffrance.  Donc forcément tu souffres moins.

Libre Penseur a écrit:
Mais dans certains cas, cette souffrance est assez puissante pour nous mettre un coup tellement fort qu'on retombe au niveau 1 ! Et on a plus envie de les remonter tous ces niveaux, pourquoi ?

C'est parce que le joueur est en train d'abdiquer !  Ce n'est pas la souffrance qui est trop forte, c'est le souffrant qui s'attache trop à cette souffrance ou plutôt, à l'espoir qu'elle disparaisse d'elle même.  Souhaiter que la souffrance disparaisse sans en avoir déterminer la cause, c'est faire fausse route !  Peut-être qu'en refaisant le niveau 1, il va enfin attraper l'élément qui lui complique le jeu depuis le début !  Imagines la satisfaction quand il comprendra qu'il ne lui manquait que ça pour tout rebâtir ses niveau avec succès !  J'ai lu beaucoup quand j'ai eu les pires souffrances dans ma vie.  Je cherchais désespérément la lumière au bout du tunnel.  C'est quand une amie m'a prêté les 81 versets du Tao Te King sur 4 disques compacts que j'ai enfin remonté la pente (Changez vos pensées, changez votre vie - La sagesse du Tao, chez ADA Audio).  J'avais alors l'impression d'être retournée à la case départ du jeu vidéo de ma vie, mais ces disques m'ont ouvert de nouvelles avenues.  J'ai alors refait rapidement les niveaux sur lesquels j'avais planché depuis ma naissance et j'ai réussi à mettre la main sur les éléments qui me manquaient pour terminer le jeu vidéo avec succès (bon, je parle un peu vite, je n'ai que 41 ans, mais je suis terriblement confiante pour le reste...).   Cool 

Libre Penseur a écrit:
J'ai une question, pourquoi les gens qui font du mal ne souffre pas ?

Mais parce qu'il ne se posent pas de questions, voyons-donc !!!!   
fourire 

Les gens méchants cachent une profonde souffrance.  Il réussissent même à se la cacher à eux même (en ne pensant pas aux conséquences de leurs actes, par exemple !), mais leur entourage n'est pas dupe.  Ils n'ont pas consciemment choisi d'être solitaires, ils se retrouvent seuls avec leur souffrance et les mensonges qu'ils se content à eux-mêmes.  Bien sur qu'ils peuvent avoir la chance d'avoir une vie apparemment saine et bien remplie, mais est-ce qu'ils suivent vraiment leurs aspirations ou s'il cherchent surtout à sauver la face ?  Tout est possible.  Néanmoins, je suis maintenant en paix avec l'existence de ces gens sur notre belle planète.  Comment pourrions-nous vraiment apprécier la bonté si la méchanceté n'existait pas?  Tout est relatif et c'est en ce sens qu'on se fait du mal en jugeant ceci ou cela de bon ou de mauvais.  Apprécions plutôt le mouvement de la vie le plus simplement du monde.

Pour moi, tout est parfait.  J'ai observé que chaque difficulté m'amenait à pousser ma vie dans une direction que je n'aurais même pas soupçonnée, alors je ne résiste plus quand un défi se pointe le nez: je passe en mode solution !  Si je ne peux pas changer les événements, je peux toujours changer ma perception par rapport aux événements, quand ceux-ci génèrent de la souffrance en moi.

Libre Penseur a écrit:
En somme si je suis cette logique, plus je serai méchant, moins je souffrirai et j'obtiendrai ce que je veux quitte a créer une mauvaise image de moi. Alors au final a quoi ca sert d’être gentil ? Oui quand je fais une bonne action, je suis content et j’attends rien mais j'ai l'impression que ca n'arrange pas ma vie pour autant...

Tu sais bien que tu serais incapable d'être méchant  Rolling Eyes   Et j'ai essayé: ça ne marche pas mieux.  Tout ce que tu bâtirais, ce serais de la culpabilité, car comme moi, tu penses beaucoup ! 
Ta vie s'arrangera quand tu auras compris qu'elle est déjà parfaite, tout simplement.  Il y a des hauts et des bas, les bas nous dirigent vers les sommets, les sommets sont des glissoires vers le bas ... la Vie est mouvement, c'est tout. En attendant que ça passe (parce que ça passera), identifie précisément ce qui te fait souffrir et essaie de voir POURQUOI ça te fait autant souffrir.  Si tu ne vois rien, poses la question à l'univers et attend la réponse ... elle viendra si tu mets tes pensées en sourdine et que tu observes bien ce qui se déroule dans ta vie à chaque instant.  

Libre Penseur a écrit:
Y'a bien de voie a suivre dans la vie car rien n'est défini, tout dépend pas de nos actes. Je ne sais pas si le hasard existe mais les plus méchantes m'ont l'air d’être les moins a plaindre
Attention aux apparences Libre-Penseur.  Ce ne sont que des apparences.  Les humain ont créé un monde ou les apparences l'emportent, mais c'est une illusion.  Il y a bien davantage au delà de ce que nos sens peuvent percevoir...mais je ne vais pas te vendre le punch: je vais te laisser le découvrir par toi-même  tongue

J'avais envie de te suggérer des lectures qui m'ont beaucoup aidées à comprendre le sens de la vie.  Ces recueils se nomment "Le Don du Père" et "Conversations avec Dieu".  Tu les trouveras gratuitement sur le net, alors tu ne perds rien à y jeter un coup d'œil !
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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Jeu 21 Aoû - 12:48

Et ben !
Libre Penseur et Boréale vous avez fait chauffé les claviers !

Je réponds à tes questions Libre Penseur :

Citation :
La méditation de pleine conscience est un bon exercice pour cela. ça aide.



Pourrais tu etre plus précis stp ? Je ne pratique aucune forme de méditation, j'avais essayé a un moment mais j'ai pas continué plus que ca. J'étais dans une mauvaise passe, un ami la pratiquait et me l'avait conseillé.

Il n'y a rien de bien sorcier, il suffit juste d'être conscient de nos sensations, émotions, sentiments, pensées et arrêter de vivre comme un robot. Il s'agit d'apprécier sa vie, être conscient qu'on marche quand on marche, être conscient qu'on mange quand on mange... Ne pas faire plusieurs choses à la fois car on ne peut pas en être pleinement conscient. L'idée est d'avoir tout le temps une conscience accrue comme lorsqu'on fait une activité de précision (peinture, maquette, tir à l'arc, karaté...). Si on est conscient, on ne cogite plus. Quand tu es conscient de la sensation de tes pieds sur le sol, tu ne peux plus cogiter de manière incontrôlée.
Pour cela, la pratique d'une activité de précision peux être très bénéfique (moi j'ai choisi les arts martiaux), de même que certains moments de la journée privilégiés (pour moi ce sont les repas ou je veux être conscient de mon repas du début à la fin). C'est dur au début mais il ne faut pas se mettre la pression, on a toute la vie pour y parvenir.

Citation :
En réalité la question est, puisque la mort fait partie de la vie, on est conscient de notre souffrance, pourquoi cette meme conscience nous maintient elle en vie ? On sait tous pertinemment qu'on emportera rien et qu'on disparaitra un jour. Pourquoi continuer de donner vie a cette souffrance sachant que l'espoir de vivre de meilleurs moments sont plus infimes que les souffrances que notre voyage nous apportera ?
La but n'a pas de sens précis dans le fond, on se créer des passions, s'adonne a un art, s'accroche a des gens...Pour se donner une raison de vivre. Mais quand on a aucune raison de vivre et qu'on souffre de telles ou telles choses, ou est l’intérêt ?

Je crois que le but c'est tout simplement d'être là et de faire partie de la nature, comme pour toutes les espèces présentes sur Terre. Et on a été conçus avec la volonté de préserver l'espèce et la volonté de continuer à vivre. On est là c'est tout, il ne faut pas chercher plus loin. Du coup quitte à être là autant apprivoiser la douleur pour faire cesser la souffrance.

Citation :
Je pense que les sensations sont beaucoup plus contrôlables et beaucoup plus passagères, une émotion ne se contrôle pas. On ne peut pas réduire notre degrés d'amour, parfois on tombe amoureux sans s'en rendre compte et on a rien put faire pour le prévenir ou l’arrêter. Les sentiments nous rongent, j'ai tendance a énormément donner et etre fatalement toujours déçu mais je ne peux changer, ma nature est ainsi faite.
Les pensées je trouve que c'est la chose la plus mortelle, le cerveau est en constante réflexion, tout le temps il me parle. Je me parle. Il faut que je m'occupe et que je sois concentré ou endormi pour ne pas l'entendre, parfois je pense a des choses sans savoir pourquoi. J'ai envie de faire un pas en arrière et dire "STOP ! Pourquoi j'y pense ?". Mais c'est mécanique, et je n'ai aucun contrôle sur ca, je peux dire un tas de choses mais de la a les appliquer...La volonté ne suffit pas, hélas.

Emotions et pensées sont (plus ou moins facilement selon les situations) contrôlables. J'ai moi même progressé dans ce domaine. C'est tout un travail de se vider l'esprit et de reprendre le contrôle. Des petites méditations simples comme la conscience sur la respiration m'ont changé la vie. J'étais toujours déçu jusqu'au moment où j'ai compris que je devais arrêter d'avoir des attentes sur des choses que je ne maîtrisais pas. Cela concerne principalement mes relations avec autrui, je n'attends plus rien de personne car je n'ai pas le contrôle sur qui que ce soit. Cela peut paraître choquant mais je le vis très bien et cela concerne même mes relations avec ma femme et ma fille.

J'espère que tu arriveras à trouver une voie pour te sentir mieux, pour ma part ce livre m'a beaucoup aidé : L'enseignement du Bouddha d'après les textes les plus anciens, de Walpola Rahula.

Le bouddhisme m'a appris à prendre conscience de ma vie et à relativiser. Cependant je n'adhère pas à un trop grand nombre de concepts bouddhistes.
Ma sensibilité m'a alors mené jusqu'au concepts taoïstes qui s'accordent parfaitement aux techniques de méditations chères aux bouddhistes.

Il n'est pas nécessaire de se cantonner à une école de sagesse pour avancer sur SA voie.

Et un dernier conseil car à un moment j'en ai eu besoin, arrête de tout contrôler, laisse faire les choses, laisse toi porter.

Bon courage
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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Jeu 21 Aoû - 15:57

Je lis cette note que ma sœur spirituelle a posées sur mon bureau il y a quelque temps, et elle pourrait t'inspirer, Libre-Penseur:

"Tu es l'observateur silencieux de tes pensées et de tes comportements. Tu es l'immobilité derrière le bruit mental. Tu es l'Amour et la joie derrière la souffrance." Eckhart Tolle.

Et aussi, tu peux regarder ce petit vidéo sympathique d'Isabelle Padovani.... Smile

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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Ven 22 Aoû - 17:33

Citation :
Libre Penseur a écrit:
Je suis pas partisan du fait que la souffrance soit utile, le but serait de l'éviter totalement.


Je sais. Ce souhait était aussi fermement ancré en moi, mais c'est irréaliste. Pire encore: c'est justement cette pensée qui nous fait souffrir le plus et c'est en souffrant beaucoup que je l'ai compris. Comme pour bien des gens, tout mon univers s'est écroulé en très peu de temps. Avec du recul, la souffrance que j'ai alors vécue m'a poussée à découvrir des moyens pour y remédier. C'est pourquoi j'accueille la souffrance aujourd'hui ... c'est elle qui me permet de comprendre les grands secrets de la Vie ! Wink

C'est pas logique, on doit souffrir pour mieux faire face aux situations en fait. C'est presque a croire que certains vont s'infliger eux mêmes ca pour mieux résister par la suite. Mais pour celui qui souffre trop et ne désire pas re-souffrir de la sorte, car il n'y a pas de degrés a la souffrance, on peut penser avoir tout connu et finalement trouvé encore pire. Pourquoi se maintenir ? Pourquoi maintenir le malade sur son lit de mort ?

Citation :
Personne ne se sent bien quand la souffrance apparait. Même les grands maîtres Zen! La différence entre eux et nous, c'est leur perception de cette souffrance. Ils ont bien intégré le fait que la souffrance est nécessaire pour évoluer et ils l'accueillent comme faisant partie de la parfaite Unité. Puis ils se mettent en mode solution. Ça s'apprend, comme n'importe quoi. Meilleur tu deviens, plus ça prend un événement fort et percutant pour activer ta souffrance. Donc forcément tu souffres moins.

L'idée est bonne. Mais je répondrais ca, un type avait écrit ca et je suis d'accord.
"Certains penseront en effet ainsi, tandis que d'autres baisseront les bras car les souffrances d'un tel traitement leur paraissent trop insupportables face à la maigre chance de s'en sortir, ou face aux maigres avantages obtenus en contrepartie."

Car pour accepter cette souffrance, il faut déja a la base avoir les ressources pour y faire passe, ou a défaut essayer de la combattre. Et je comprends totalement que certaines personnes ne le peuvent pas malgré tout ce qu'on pourra leur dire. L'esprit est une chose assez coriace.


Citation :
Libre Penseur a écrit:
Mais dans certains cas, cette souffrance est assez puissante pour nous mettre un coup tellement fort qu'on retombe au niveau 1 ! Et on a plus envie de les remonter tous ces niveaux, pourquoi ?

C'est parce que le joueur est en train d'abdiquer ! Ce n'est pas la souffrance qui est trop forte, c'est le souffrant qui s'attache trop à cette souffrance ou plutôt, à l'espoir qu'elle disparaisse d'elle même. Souhaiter que la souffrance disparaisse sans en avoir déterminer la cause, c'est faire fausse route ! Peut-être qu'en refaisant le niveau 1, il va enfin attraper l'élément qui lui complique le jeu depuis le début ! Imagines la satisfaction quand il comprendra qu'il ne lui manquait que ça pour tout rebâtir ses niveau avec succès ! J'ai lu beaucoup quand j'ai eu les pires souffrances dans ma vie. Je cherchais désespérément la lumière au bout du tunnel. C'est quand une amie m'a prêté les 81 versets du Tao Te King sur 4 disques compacts que j'ai enfin remonté la pente (Changez vos pensées, changez votre vie - La sagesse du Tao, chez ADA Audio). J'avais alors l'impression d'être retournée à la case départ du jeu vidéo de ma vie, mais ces disques m'ont ouvert de nouvelles avenues. J'ai alors refait rapidement les niveaux sur lesquels j'avais planché depuis ma naissance et j'ai réussi à mettre la main sur les éléments qui me manquaient pour terminer le jeu vidéo avec succès (bon, je parle un peu vite, je n'ai que 41 ans, mais je suis terriblement confiante pour le reste...). Cool

Justement on en a déterminé la cause, mais c'est un fait auquel on y peut rien. Je vis car je veux jouir des plaisirs de la vie, je suis curieux mais comme je sais rien que rien n'est éternel, j'essaye d'éviter l'attachement. Je subi une illusion comme tout le monde mais je suis tellement pris de dedans et j'en ai besoin pour vivre que je ne peux m'en défaire. La vie n'est que perte de toute facon, je me mets dans la peau du souffrant qui estime que la souffrance est trop forte, il n'a aucune patience mais par dessus tout...Il sait que TOUT est temporaire, combien de temps va durer sa souffrance ? Combien de temps va durer le bonheur qui suivra après ? A quoi bon vivre si la souffrance prend le dessus sur les plaisirs ? Pas par faute de ne pas avoir essayer, mais d'incapacité du a son environnement, son entourage, sa personnalité, son esprit, ses moyens financiers, son caractère...On peut tous avoir les mêmes envies mais on a pas tous les mémés moyens.
La sagesse est dur a appliquer dans cette société, la vie c'est la réalité, et la conséquence de la vie c'est la mort. Beaucoup s’accommodent de leur condition.

Citation :
Libre Penseur a écrit:
J'ai une question, pourquoi les gens qui font du mal ne souffre pas ?


Mais parce qu'il ne se posent pas de questions, voyons-donc !!!!
fourire

Les gens méchants cachent une profonde souffrance. Il réussissent même à se la cacher à eux même (en ne pensant pas aux conséquences de leurs actes, par exemple !), mais leur entourage n'est pas dupe. Ils n'ont pas consciemment choisi d'être solitaires, ils se retrouvent seuls avec leur souffrance et les mensonges qu'ils se content à eux-mêmes. Bien sur qu'ils peuvent avoir la chance d'avoir une vie apparemment saine et bien remplie, mais est-ce qu'ils suivent vraiment leurs aspirations ou s'il cherchent surtout à sauver la face ? Tout est possible. Néanmoins, je suis maintenant en paix avec l'existence de ces gens sur notre belle planète. Comment pourrions-nous vraiment apprécier la bonté si la méchanceté n'existait pas? Tout est relatif et c'est en ce sens qu'on se fait du mal en jugeant ceci ou cela de bon ou de mauvais. Apprécions plutôt le mouvement de la vie le plus simplement du monde.

Pour moi, tout est parfait. J'ai observé que chaque difficulté m'amenait à pousser ma vie dans une direction que je n'aurais même pas soupçonnée, alors je ne résiste plus quand un défi se pointe le nez: je passe en mode solution ! Si je ne peux pas changer les événements, je peux toujours changer ma perception par rapport aux événements, quand ceux-ci génèrent de la souffrance en moi.

Ta perception changera pas l’événement en lui meme mais la réalité reste la meme non ? Le jour ou celle dernière te rattrapera, tu vas encore changer de perception ? Je veux dire, je vais pas me voiler la face, certaines choses sont ainsi faites et j'aurai beau changer d'angle de vue ou d'approche, la chose restera la meme. La finalité est la. C'est dur de se fuir a soi meme, on peut changer sa facon de voir les choses mais la réalité (ou l'illusion) est bien présente. Je n'arrive pas a faire comme toi. Je sais meme pas si je le voudrai au fond de moi  pale 


Citation :
Libre Penseur a écrit:
En somme si je suis cette logique, plus je serai méchant, moins je souffrirai et j'obtiendrai ce que je veux quitte a créer une mauvaise image de moi. Alors au final a quoi ca sert d’être gentil ? Oui quand je fais une bonne action, je suis content et j’attends rien mais j'ai l'impression que ca n'arrange pas ma vie pour autant...


Tu sais bien que tu serais incapable d'être méchant Rolling Eyes Et j'ai essayé: ça ne marche pas mieux. Tout ce que tu bâtirais, ce serais de la culpabilité, car comme moi, tu penses beaucoup !
Ta vie s'arrangera quand tu auras compris qu'elle est déjà parfaite, tout simplement. Il y a des hauts et des bas, les bas nous dirigent vers les sommets, les sommets sont des glissoires vers le bas ... la Vie est mouvement, c'est tout. En attendant que ça passe (parce que ça passera), identifie précisément ce qui te fait souffrir et essaie de voir POURQUOI ça te fait autant souffrir. Si tu ne vois rien, poses la question à l'univers et attend la réponse ... elle viendra si tu mets tes pensées en sourdine et que tu observes bien ce qui se déroule dans ta vie à chaque instant.

Exact, je n'y arrive pas et j'ai déjà essayé :/
En fait je pars du principe que je suis quelqu'un de très gentil et très calme mais je peux vite changer d'humeur et y'a des choses que je ne supporte pas, l'injustice. J'étais musulman, je suis devenu athée et je ne crois en aucune justice divine ou quelconque après vie, karma...J'ai peur qu'un jour je me marie avec une femme, j'ai des enfants et elle me trahi d'une force inimaginable. Que des pensées noirs me traversent l'esprit et que mon esprit de vengeance l'emporte sur ma conscience. Je serai coincé entre deux feux car j'aurai des regrets en laissant mes enfants derrière moi. En fait j'ai peur de faire du mal, j'ai peur de moi-même, alors qu'aujourd'hui si j'avais a commettre un acte irréparable, je ne laisserai rien derrière moi. Un condamné a mort aux états unis a dit "Je suis né poussière et je vais le redevenir, du coup, la terre deviendra mon trône."
C'est pas dénué de sens, car au final y'a que la ou on sera libre. Tu vois ou je veux en venir, si t'es destiné a mourir violemment en fessant du mal a toi et d'autres personnes, tu ne vas pas attendre d'avoir une arme de destruction massive pour le faire ? Tu le feras quand t'aura qu'un petit révolver de 5 balles.
Pour moi c'est une fatalité, car je suis assez fragile et je ne supporte pas qu'on me fasse du mal ! Je veux pas faire de malheureux.

Citation :
Libre Penseur a écrit:
Y'a bien de voie a suivre dans la vie car rien n'est défini, tout dépend pas de nos actes. Je ne sais pas si le hasard existe mais les plus méchantes m'ont l'air d’être les moins a plaindre

Attention aux apparences Libre-Penseur. Ce ne sont que des apparences. Les humain ont créé un monde ou les apparences l'emportent, mais c'est une illusion. Il y a bien davantage au delà de ce que nos sens peuvent percevoir...mais je ne vais pas te vendre le punch: je vais te laisser le découvrir par toi-même tongue

J'avais envie de te suggérer des lectures qui m'ont beaucoup aidées à comprendre le sens de la vie. Ces recueils se nomment "Le Don du Père" et "Conversations avec Dieu". Tu les trouveras gratuitement sur le net, alors tu ne perds rien à y jeter un coup d'œil !

Merci pour tes conseils, je vais essayer de prendre notre mais pas évident...Je suis assez têtu (encore un de mes défauts).
Je comptai partir au Canada quelques temps, en vu de m'y installer plus tard mais j'ai plus trop la passion.
Les juges par les apparences mais encore leur avis je m'en fou, je préfère etre mal vu et super heureux que le contraire. Le bonheur et le malheur sont certes des notions de l'esprit, mais la mal etre se ressent. Et ca dépend de ce que chaque individu vise, certains sont heureux car ils trouvé le grand amour, d'autre car ils ont une belle carrière artistique, d'autres juste car ils sont vivants...
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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Ven 22 Aoû - 17:43

Citation :
Et ben !
Libre Penseur et Boréale vous avez fait chauffé les claviers !

Citation :
Ah ah on se fait plaisir.

Je réponds à tes questions Libre Penseur :

Citation :
   La méditation de pleine conscience est un bon exercice pour cela. ça aide.



   Pourrais tu etre plus précis stp ? Je ne pratique aucune forme de méditation, j'avais essayé a un moment mais j'ai pas continué plus que ca. J'étais dans une mauvaise passe, un ami la pratiquait et me l'avait conseillé.

Citation :
Il n'y a rien de bien sorcier, il suffit juste d'être conscient de nos sensations, émotions, sentiments, pensées et arrêter de vivre comme un robot. Il s'agit d'apprécier sa vie, être conscient qu'on marche quand on marche, être conscient qu'on mange quand on mange... Ne pas faire plusieurs choses à la fois car on ne peut pas en être pleinement conscient. L'idée est d'avoir tout le temps une conscience accrue comme lorsqu'on fait une activité de précision (peinture, maquette, tir à l'arc, karaté...). Si on est conscient, on ne cogite plus. Quand tu es conscient de la sensation de tes pieds sur le sol, tu ne peux plus cogiter de manière incontrôlée.
Pour cela, la pratique d'une activité de précision peux être très bénéfique (moi j'ai choisi les arts martiaux), de même que certains moments de la journée privilégiés (pour moi ce sont les repas ou je veux être conscient de mon repas du début à la fin). C'est dur au début mais il ne faut pas se mettre la pression, on a toute la vie pour y parvenir.

J'ai fais du taekwondo et du karaté, mais j'ai pas continué. Je fais de la musique, ca me permet de m'évader, de ne plus penser...Mais je ne peux faire ce genre d'activité en permanence, je vois ou tu veux en venir. Faudrait que je m'y mette, c'est surtout le soir que je cogite, que je n'arrive pas a fermer l’œil car je pense a des choses. Ma vie n'est pas a plaindre mais j'en suis pas fière pour autant, mais j'ai aucun regrets, j'ai tout fait pour vivre a fond.


Citation :
Citation :
   En réalité la question est, puisque la mort fait partie de la vie, on est conscient de notre souffrance, pourquoi cette meme conscience nous maintient elle en vie ? On sait tous pertinemment qu'on emportera rien et qu'on disparaitra un jour. Pourquoi continuer de donner vie a cette souffrance sachant que l'espoir de vivre de meilleurs moments sont plus infimes que les souffrances que notre voyage nous apportera ?
   La but n'a pas de sens précis dans le fond, on se créer des passions, s'adonne a un art, s'accroche a des gens...Pour se donner une raison de vivre. Mais quand on a aucune raison de vivre et qu'on souffre de telles ou telles choses, ou est l’intérêt ?


Je crois que le but c'est tout simplement d'être là et de faire partie de la nature, comme pour toutes les espèces présentes sur Terre. Et on a été conçus avec la volonté de préserver l'espèce et la volonté de continuer à vivre. On est là c'est tout, il ne faut pas chercher plus loin. Du coup quitte à être là autant apprivoiser la douleur pour faire cesser la souffrance.

C'est humanitaire de vivre pour les autres, car je pense que nous sommes tous un petit maillon dans une énorme chaine. Mais l'esprit est fait tel quel et il se pose fatalement des questions plus ou moins utiles. Bien de la chance, a ceux qui ont réussi a apprivoiser la douleur, certains ne s'en remettent pas. Et ma fois les morts n'ont pas l'air de se plaindre....

Citation :
Citation :
   Je pense que les sensations sont beaucoup plus contrôlables et beaucoup plus passagères, une émotion ne se contrôle pas. On ne peut pas réduire notre degrés d'amour, parfois on tombe amoureux sans s'en rendre compte et on a rien put faire pour le prévenir ou l’arrêter. Les sentiments nous rongent, j'ai tendance a énormément donner et etre fatalement toujours déçu mais je ne peux changer, ma nature est ainsi faite.
   Les pensées je trouve que c'est la chose la plus mortelle, le cerveau est en constante réflexion, tout le temps il me parle. Je me parle. Il faut que je m'occupe et que je sois concentré ou endormi pour ne pas l'entendre, parfois je pense a des choses sans savoir pourquoi. J'ai envie de faire un pas en arrière et dire "STOP ! Pourquoi j'y pense ?". Mais c'est mécanique, et je n'ai aucun contrôle sur ca, je peux dire un tas de choses mais de la a les appliquer...La volonté ne suffit pas, hélas.

Emotions et pensées sont (plus ou moins facilement selon les situations) contrôlables. J'ai moi même progressé dans ce domaine. C'est tout un travail de se vider l'esprit et de reprendre le contrôle. Des petites méditations simples comme la conscience sur la respiration m'ont changé la vie. J'étais toujours déçu jusqu'au moment où j'ai compris que je devais arrêter d'avoir des attentes sur des choses que je ne maîtrisais pas. Cela concerne principalement mes relations avec autrui, je n'attends plus rien de personne car je n'ai pas le contrôle sur qui que ce soit. Cela peut paraître choquant mais je le vis très bien et cela concerne même mes relations avec ma femme et ma fille.

Je pense exactement comme toi mais impossible de l'appliquer ! Étant donné que je donne beaucoup par nature, j'attends forcément beaucoup. Et n'ayant pas ce que je veux, je suis déçu. Et j'ai tenté de faire attention, de me servir de mes échecs pour mieux anticiper. Mais rien a faire, le naturel revient toujours au galop. Au final ? Aucune évolution.


Citation :
J'espère que tu arriveras à trouver une voie pour te sentir mieux, pour ma part ce livre m'a beaucoup aidé : L'enseignement du Bouddha d'après les textes les plus anciens, de Walpola Rahula.

Le bouddhisme m'a appris à prendre conscience de ma vie et à relativiser. Cependant je n'adhère pas à un trop grand nombre de concepts bouddhistes.
Ma sensibilité m'a alors mené jusqu'au concepts taoïstes qui s'accordent parfaitement aux techniques de méditations chères aux bouddhistes.

Il n'est pas nécessaire de se cantonner à une école de sagesse pour avancer sur SA voie.

Et un dernier conseil car à un moment j'en ai eu besoin, arrête de tout contrôler, laisse faire les choses, laisse toi porter.

Je prend note, merci. Mais j'y peux rien, mon esprit a malheureusement trop longtemps pris conscience de la réalité. Pour ca que je vis chaque jour comme mon dernier et que je ne vise rien.
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Libre Penseur

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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mar 2 Sep - 23:29

Tout ceci m'a inspiré ca:

Ce flow soit disant tranquille, saccade
S’accorde a rien, a un débit de cascade

L'eau de la vie ne coule plus dans mon corps
Je pourrai dire qu'au fond je suis déjà mort

Mon conscient refuse de l'admettre, j'ai beau l'astreindre
Tel une lumière dans un frigo qui refuse de s'éteindre

Il est trop expectative, spectateur de son vécu
Victime et bourreau, il a trop longtemps survécu

En fait je deviens misanthrope parfois, j'écris des strophes
Pour éviter la catastrophe, j'deviens philosophe

La vie une allégorie, y'a pas de réel signification
Pas de but, pas de sens, on lui trouve des occupations

Mais la pensée devient vite un vice rédhibitoire
La souffrance physique est ridicule face a son pouvoir

J'y vois clair comme si je marchais dans le lac vert
Pourtant j'ai toujours mal quand je tombe par terre

Coincé entre cette dernière et le ciel, cloué au sol
Mon existence est purement artificiel, ironie du sort

Je raisonne a posteriori, je posséde pas de propriété
Pas meme celle de ma chair, mais quelle propreté

J'en prend soin meme si je porte pas de kangah
Perdu le premier shakra, muladhara

Modeste comme Emi Cioran, a comprendre j'ai mis du temps
On résiste par curiosité, curieux jusqu’à la fin du roman

6 milliards d'entre eux sont des hédonisme
Pas étonnant que le sexe régit notre organisme

A voir comment ils s'organisent, faites preuve d'un peu d'humanisme
Que le don d'orgasmes touche l'ensemble du mécanisme

L'avenir est en noir et blanc, ils font acte de pudibonderie
A croire que chacun d'eux a abuser de l'ergothérapie

Quels coutumes de tes grands parents pratiques tu encore ?
Tous ses souvenirs qu'on veut laisser, c'est un faux réconfort




Tout ce que tu vois est fallacieux fils, tout appartient aux cieux
Et a ceux qui pensent posséder, laisse ces malheureux

Comme dans la boucherie de Jonestown, ca finira en suicide collectif
C'est des matérialistes addict, ils ne pensent qu'au bif

Beaucoup d'entre eux me lassent car trop de vanité
Dans leur propos aucune variété, envie d'les lacérer

Ce qui ne tue rend pas plus fort, ca m'épuise
Pas le moral de Jessica Cox, trop de maitrise

J'ai rien d'un Dominique Benassi, c'est un fait
J'demeure bien assis, mais je m'sens défait

Personne ne reconnais mes intrinsèque attributs
Aucun cheque pour ce rap encore jamais vu

Le seul qui me conduit a la béatitude
Depuis 2010, j'ai pas changé d'attitude

La justice est dépassée, les crimes sont commis de partout
La religion vient s'imisicer, trop ambigus ca les rend fou

Ils pensaient pouvoir établir un ordre en les chatiant avec l'enfer
Une épée de Damoclès, pour ca ils auraient dut prendre 100 ans ferme

Je vais finir comme le chevalier de la Barre, trop d'ennemies
Logique en ayant pas d'amis mais pour qui prendre parti ?

Il aurait fallut que je m'appel Nagonari Asano et espérer,
Espérer qu'ils me suivent avec un simple coup d'épée

Les vers j'ai beau manier, les mots les manipuler
Je demeure qu'un damné coincé dans ce meme damier

Mon temps est compté et Chronos ni peut rien
J'aurai beau bruler mon cosmos, c'est mon destin

Réaliste ou défaitiste ? Fais une thèse et une anti thèse
Qui l'emporte ? Tu me diras ca ne reste que des hypothèses

T'évoque des splendeurs invisibles, un conte de fée vivant
Un bonheur écœurant, un deuil joyeux, un ennui captivant

Tout ce n'est que du vent semblable a celui qui balayera mon cadavre
Je suis que poussiere, je retourne a mon trône, l'univers mon épave

-------------------------------------------------------------------------------------

Ce sera surement le dernier morceau que j'enregistrerai.
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Boréale

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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Mar 9 Sep - 19:20

Libre-Penseur ! Voici pourquoi ton univers est si sombre ! C'est parce que ce monde a besoin d'un compositeur pour créer ces poèmes. Tu le mettras en musique si je comprends bien !? Je t'y encourage. C'est bien parti ! Smile

J'étais en vacances ces 2 dernières semaines. J'ai fait des rénovations sur ma maison. Ça allait bien, j'appliquais à merveille ce que je prêche ici, mais depuis dimanche, MA VIE C'EST D'LA MARDE (à voir sur YouTube - titre d'une chanson québécoise populaire...).

Bien sur que je n'arrive pas TOUJOURS à maitriser mes émotions et dans ce cas, je me sens encore comme tu le décris si bien. Les idées noires remontent, la vie n'en vaut plus la peine, etc. Pourtant, je constate quand même que je suis mieux outillée pour garder confiance en cette vie jusqu'à ce que la tempête passe. Je ne comprends pas encore pourquoi je me sens aussi mal présentement, mais j'essaie de ne pas trop emballer mon malaise et de passer en mode solution: une petite action, parole, pensée à la fois et quand la tempête aura passé, je saurai pourquoi ça s'est produit.

Et tu sais quoi, il se peut bien que ce soit mes réponses à tes posts précédents qui aient créé l'état dans lequel je suis ! Je paraissais un peu au-dessus de mes affaires et le Tao est revenu me dire: "Attention ma grande, voici un petit aperçu de ce que Libre-Penseur est en train de vivre. Évites les conseils-bonbon et essaie u peu de te mettre à sa place pour vrai". Alors voilà, il se peut bien que je te revienne avec de nouvelles réflexions parce que présentement, je broie du noir tout comme toi...

A+ !
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Boréale

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MessageSujet: Re: Défaitiste ou réaliste ?    Ven 12 Sep - 17:03

Me revoilà !  Ça va bien mieux aujourd'hui ... trop mieux en fait.  Je jubilais tellement de bonheur ce matin que j'ai versé des larmes de bonheur tout au long du trajet de 1,5 heure pour me rendre au bureau ! cheers

...et j'ai compris la leçon associée à mon mal être qui vient de passer.  J'ai compris que je dois pratiquer le détachement. D'ailleurs je le savais, car un appel intérieur (suite à des séances de méditation courtes, mais régulières) me demandait d'arrêter de prendre de l'alcool et du cannabis, ce que je fais depuis 4 jours.  Il faut croire que ça a beaucoup aidé !

Cependant, ce n'est pas que le détachement à ces substances qui est en cause.  C'est aussi le détachement aux plaisirs des sens en général, sujet que Lao Tseu a traité dans plusieurs de ses versets.  Je commence à assimiler la leçon.  Ça avance.  

En fait, j'ai observé avec du recul que j'aime tellement me sentir comme ce matin, que je me mets inconsciemment dans un état psychologique lamentable en consommant des substances qui nuisent à mon état psychologique.  Quand je deviens vraiment maussade et que je frappe le fond du baril, je me reprends en mains et tout se met à tellement bien aller (gros contraste) que je jubile de bonheur.  Et je refais ce cycle inlassablement depuis près de 15 ans.  Maintenant que j'ai identifié ma tendance nocive, je suis mieux outillée pour éviter de retomber dans ce pattern.

Oui j'ai vécu une période très difficile ces derniers jours, mais je m'en suis servi.  Je gueulais après les autres pour des riens que je prenais très à cœur, puis je le regrettais amèrement quelques instants plus tard. J'essayais de ne pas culpabiliser, je n'y arrivais pas et je m'enfonçais dans une spirale de négativisme.

Avant 2012, les périodes difficiles étaient interminables et je percevais que je n'avais aucun contrôle sur mes états d'âme.  Avec des efforts, et avec la confiance que rien n'arrive pour rien, j'ai repris ce contrôle partiellement et j'ai confiance qu'avec le temps, avec les haut et les bas de la vie, ma maîtrise de mes états d'âme sera de plus en plus intégrée.  C'est une discipline intellectuelle (ou spirituelle devrais-je dire) au même titre que n'importe quelle discipline sportive ou créative.  C'est en pratiquant qu'on devient bon, mais pour s'améliorer, il faut partir avec la confiance qu'on peut y arriver.  

Malgré les bas que la vie met sur ma route, je prend maintenant plaisir à la vie en cumulant de petites réussites sur moi-même tout comme celle que je viens de décrire. Les actions des autres suscitent des réactions chez moi, lesquelles me permettent de m'améliorer. Je sais pertinemment que si je jubilais de bonheur à tous les jours, je ne ferais aucun effort pour évoluer, et je m'encroûterais. La vie est mouvement, la vie n'est pas faite pour être statique !

Tu peux y arriver Libre-Penseur, ne doutes pas de toi.  Tu est aussi fort que n'importe qui.  Tu manques simplement de confiance en tes capacités et d'un peu de pratique. Mais ça aussi c'est ok, car pour l'instant, ça te permet d'écrire, de créer.
Tout est parfait !
sunny

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